Partenariat Banque mondiale-Burkina: Le Faso reste un bon client

• 17,5 milliards de prêt pour le secteur énergie

• Renforcer le partenariat

• Ousmane Diagana à l’écoute de la société civile

«Nous avons un partenariat très ancien et de très grande qualité qui se traduit par un financement de plusieurs projets qui, globalement, s’exécutent bien dans le domaine de l’éducation, des infrastructures, de l’énergie». C’est l’avis d’Ousmane Diagana, le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Burkina. Il a achevé la semaine dernière une visite de travail qui lui a permis de faire l’état de mise en œuvre des projets et programmes de son institution en faveur du Burkina, question d’apprécier leurs impacts mais aussi de dessiner les perspectives des futures interventions. Pour l’année 2013, la Banque mondiale a financé au Burkina 7 programmes dont les plus récents ont concerné des secteurs importants que sont l’amélioration de la sécurité alimentaire, la transformation des produits agricoles pour plus de valeur ajoutée et de meilleures conditions d’exportation, ainsi que l’énergie. Sur le secteur relatif à l’électricité, Ousmane Diagana a signé avec le Gouvernement une convention de prêt portant sur 17,5 milliards de F CFA devant servir au projet d’appui au secteur de l’électricité. Ce projet de 4 ans (2014-2017) vise l’accès à l’électricité dans les zones rurales. L’accroissement de l’accès aux services énergétiques est l’une des priorités de la Banque cet engagement vient s’ajouter à des programmes qui existaient déjà, d’un montant de plus de 800 millions de dollars. Le directeur des opérations a pu lors des échanges qu’il a eus avec plusieurs membres du Gouvernement et le chef de l’Etat mesurer les défis auxquels est confronté le Burkina, à l’instar des autres pays de la région dont il a la charge des opérations. De ces questions, il a en parlé avec un groupe non moins important, celui constitué de la société civile et des médias. Cet acte entre en droite ligne du partenariat productif que la Banque souhaite entretenir avec les intervenants-clés, au-delà du Gouvernement, du parlement et des agences de développement, pour recueillir les points de vue de la société civile, afin «d’optimiser l’impact de son engagement sur le développement du Burkina Faso».

A ses interlocuteurs de la société civile (Spong, Cifoeb, Cedres et autres), Ousmane Diagana a déclaré ceci : «Nous ne pouvons atteindre cet objectif en nous limitant seulement au pouvoir public. Nous ne pouvons l’atteindre que lorsque nous sommes ouverts à l’ensemble des forces vives, que si nous apprécions de manière objective la qualité de notre conduite des politiques publiques. Cela demande donc que nous allions vers des acteurs comme vous qui êtes sur les terrains au quotidien, qui portez votre propre jugement sur ce qui se passe dans le pays. Le feedback que nous obtenons de vous nous aidera certainement à faire beaucoup mieux».


 

Plaidoyer pour un cadre de dialogue société civile-partenaires

Les acteurs de la société civile sont demandeurs d’un cadre formel de dialogue avec les partenaires techniques et financiers. La sollicitation est faite par M. Compaoré du Secrétariat permanent des organisations de la société civile, Spong. «Nous sommes des acteurs de terrain, ce serait un gain pour toutes les parties que ce genre de rencontre puisse se tenir et être suivie d’effets». Le plaidoyer des leaders de la société civile est que leur implication dans la formulation et la mise en œuvre des politiques et programmes soit réelle, mesurable sur le terrain, et surtout qu’elle ne reste pas une voix documentaire ou littéraire comme cela apparait de plus en plus au Burkina».

Christian KONE

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Numéro d'édition: 71

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