Le ministre Kaboré (en cravate) lors de la visite du site. (DR)

STFL: les travaux d’évaluation ont commencé

• Bientôt des conserves de tomate et de mangue sur le marché

• Espoir de création de valeur ajoutée et d’emplois

• La BIDC prête à accorder des fonds additionnels

Le gouvernement, en décidant de porter sur les fonts baptismaux la Société de transformation des fruits et légumes (STFL), nourrissait au départ de grandes ambitions : celles de mettre sur le marché burkinabè 250 tonnes de tomate et de 240 tonnes de mangue, en concentré, par jour.
Cette vision allait à terme limiter les importations des deux produits prisés par les consommateurs et, par ricochet, être créatrice de valeur ajoutée et d’emplois. Cette unité devait aussi résorber toutes les difficultés liées à la production, à la transformation et à la commercialisation de la tomate et de la mangue au Burkina Faso. De la création de la STFL à nos jours, aucune conserve de tomate et de mangue n’a encore été produite, encore moins mise sur le marché pour consommation. Mais, pourquoi cette situation ? Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, donne trois principales raisons: le mangement, la planification et la gestion des ressources financières. Cependant, pour le ministre, malgré ces problèmes qui ont fortement retardé le processus de production de la STFL, l’usine doit impérativement démarrer dans les prochains jours. Car, dit-il, elle est source de valeur ajoutée et créatrice d’emplois. C’est pour y parvenir que le gouvernement burkinabè est entré en contact avec l’administration provisoire de la STFL pour qu’elle redémarre le processus de finalisation des travaux (les bâtiments non achevés) et son exploitation.
Mieux, le ministre du Commerce a pris langue il y a de cela trois semaines, en Inde, avec l’entreprise en charge de la construction de l’usine : la société Mohan Exports India Private Limited (MEIPL). Avec cette dernière, un calendrier de reprise des travaux a été arrêté. Selon le ministre, le calendrier prévoit une étape d’évaluation du chantier (jauger la qualité et la solidité des bâtiments achevés, non achevés et celles du matériel acquis pour l’exploitation de l’usine, et pour les bâtiments complémentaires). Cette évaluation va durer 2 à 3 semaines. Il faut noter que la STFL est un projet clé-en-main que doit réaliser l’entreprise indienne. Après cette phase, la balle reviendra au gouvernement pour entreprendre les travaux complémentaires. Il s’agit de la question de l’approvisionnement en matières premières suffisantes à l’exploitation de l’usine. C’est après ces deux phases cruciales, condition sine qua non à la production des premières conserves de tomate et de mangue, qu’interviendra l’ouverture officielle de l’usine, foi du ministre.

Mais à quand cette ouverture officielle ?

Pour le ministre, l’entreprise indienne, qui a déjà commencé son travail d’évaluation du complexe industriel, et l’administrateur provisoire se montrent prudents. Toutefois, ils se disent confiants que la STFL produira ses premières conserves très bientôt. Un autre préalable très important, à réaliser dans les prochains jours, c’est la question du financement additionnel, selon le ministre. Pour ce faire, il a annoncé qu’une rencontre est prévue le 10 mai 2018 avec la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC).
Toutes ces informations ont été fournies aux journalistes au cours d’une visite de l’usine située à une vingtaine de kilomètres de la capitale par le ministre et les acteurs impliqués. C’était le mardi 24 avril 2018.

RD


Quelques chiffres sur la STFL

La STFL a été créée le 6 mars 2009. Son capital social est de 800 millions de FCFA. Le coût initial du projet, qui s’élève à plus 8,1 milliards de F CFA, a été financé par la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) à travers les ressources de la ligne indienne Exim Bank, à hauteur d’environ 7,5 milliards de FCFA, et par le gouvernement burkinabè pour une contrepartie nationale de près de 528 millions de FCFA.

Source : L’économiste du Faso


 

Mohan Exports India Pvt. Ltd. (MEIPL) en bref

Mohan Exports India Pvt. Ltd. (MEIPL) est une entreprise phare de groupe Mohan, créée en 1974 par son président Feu Ashwani Kumar Puri.
Depuis début 1980, la société a étendu ses activités aux domaines de la fourniture d’ingénierie, des projets industriels, du développement d’infrastructures et des services financiers. Ashwani Kumar Puri a été prompte dans l’appréciation de la similarité des conditions économiques et de travail en Inde et dans les pays, au cours du développement en Afrique et en Asie.
Cela a facilité à la société sa présence soutenue en Afrique par une offre de projets rentables et d’équipements indiens conformes aux normes internationales.
À présent, groupe Mohan a des intérêts commerciaux divers dans le commerce international, les projets industriels et les infrastructures, l’exploration de ressources naturelles et les zones économiques spéciales. Le groupe Mohan est activement engagé en Afrique depuis plus de 30 ans et a une présence directe au Ghana, au Burkina Faso, au Togo, au Mali, au Niger, en Gambie, en Angola, au Mozambique et en Zambie.
MEIPL est une entreprise certifiée ISO 9001-2008 active dans la conception, l’ingénierie, l’acquisition et la fourniture d’équipements et la réalisation de projets clé-en-main, y compris la formation et le renforcement des capacités, dans les domaines de :
La mécanisation agricole et l’irrigation
La transformation agricole et la laiterie
L’élevage, la pêche et l’aviculture
Le médical et les soins de santé
L’éducation et la formation professionnelle
L’équipement d’ateliers
L’eau et les eaux usées
La construction et la manutention de matériel
Les projets d’ingénierie et d’industrie
La fourniture quartier-maître.

Source : http://www.mohanexports.com/
francais/corporate_fr.html

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Numéro d'édition: 250