Une vue de l’état-major général des armées : la photo a été prise peu avant 10 heures. Des tirs nourris se faisaient toujours entendre. (Ph: L’Economiste du Faso)

Attaques à Ouaga : Des assaillants déguisés en militaires burkinabè

Une attaque armée visant l’ambassade de France et l’état-major général des armées. Des tirs nourris, des voitures calcinés et un incendie en plein centre-ville à 9h du matin. C’est ce que les Ouagalais ont vécu le vendredi 2 mars dernier. Si pour le moment aucun bilan n’est disponible, le gouvernement a annoncé que quatre assaillants ont été neutralisés, avec l’appui des forces françaises, dans l’attaque de l’ambassade de France.

Dans l’assaut à l’ambassade de France, les forces de défense et de sécurité ont été appuyées par les forces françaises. Ici, une image d’un hélicoptère atterrissant non loin de la Primature pour soutenir les forces à l’ambassade de France.

Du côté de l’état-major général des armées, dont l’assaut était toujours en cours au moment du bouclage, le ministre de la Communication et des Relations avec le parlement annonçait deux assaillants tués et quelques blessés du côté des Forces de défense et de sécurité (FDS).
Les identités des auteurs des attaques ne sont pas encore connues. Du côté de l’hôpital Yalgado, on signale des blessés aux premières heures des attaques, dont des militaires burkinabè.
C’est la première attaque de jour à Ouaga après le Capuccino et Istanbul-Café. C’est également la première attaque qui cible des institutions, notamment des centres de décision, et de façon simultanée. Le mode opératoire a changé; les assaillants ont changé de cible. On attend de connaitre leurs motivations, ainsi que le bilan de cette matinée sanglante dont nous vous présentons ici quelques images que l’équipe de L’Economiste du Faso a pu recueillir à chaud.

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Numéro d'édition: 242