Photo de famille des participants à la formation avec Tulinabo Mushingi, Ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal. (DR)

Journalisme d’investigation : Une formation de la CEDEAO à Dakar

• 25 journalistes réunis pour 3 jours de travaux

• Une activité organisée par l’ambassade des Etats-Unis

• Plusieurs thèmes abordés

 

«Investigation et Journalisme économique par les médias de la CEDEAO», c’est le thème de la formation qui s’est tenue à Dakar du 29 au 31 janvier 2018. Organisée par l’ambassade des Etats-Unis en collaboration avec le Bureau américain international pour la recherche et les échanges (IREX) et le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS), la formation a réuni 25 journalistes de la sous-région. L’Economiste du Faso y a participé. Tulinabo Mushingi, ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, présent à la cérémonie d’ouverture, a justifié la tenue de la formation. Pour lui, «lorsque les gens ne disposent pas d’informations, ils les fabriquent ; et cela crée des environnements instables, remplis de rumeurs, de commérages et de mensonges». L’action du journaliste peut contribuer à ce que cela n’arrive pas en faisant des recherches, en procédant à des interviews pour diffuser les informations et sensibiliser le public. «Vous mettez la lumière là où il risque d’avoir de l’ombre. Vous éclairez les gens là où il y a la confusion», a poursuit l’ambassadeur.
De ses propos, on retient qu’il n’est pas facile de faire du journalisme économique. Il faut à la fois une capacité à travailler, un esprit clair et une ténacité face aux sceptiques et aux opposants systématiques. Il est aussi important de comprendre certaines questions clés comme la pauvreté, les soins de santé, la production énergétique, l’éducation, la préservation de l’environnement, pour jouer le rôle de 4e pouvoir. Un rôle qui influe sur la société et le système politique.
Paraphrasant Katherine Graham, Tulinabo Mushingi a affirmé: «Les nouvelles, c’est ce que quelqu’un ne veut pas voir paraitre. Le reste n’est que de la publicité». C’est la raison pour laquelle les Etats-Unis ont soutenu cette formation afin d’outiller les journalistes, parce que toute société a intérêt à ce que les journalistes puissent exercer, écrire, parler librement ; mais fidèlement.
La formation a été assurée par 2 personnes d’expérience dont Daniel Browm, ancien journaliste à RFI et actuellement enseignant universitaire en France, et Hamidou Tidiane Sy, ancien correspondant de la BBC et actuellement directeur d’une école supérieure de formation en journalisme à Dakar.
Au sortir de cette formation, de nombreux participants ont reconnu qu’ils comprennent mieux le journaliste économique, parce qu’ils disposent désormais d’outils pour mieux lire et utiliser les chiffres, lire les budgets et identifier des sujets d’enquêtes.

Elie KABORE


Les thèmes développés

Plusieurs thèmes ont été développés au cours des 3 jours de formation, au nombre desquels le traitement de l’information liée au secteur minier, l’éthique journalistique, les techniques pour la réalisation d’une interview, les étapes d’une investigation, l’identification des sources, l’administration des preuves, le choix de l’angle, la structuration de l’investigation. Les participants ont eu des sessions sur l’indépendance du journaliste, les réflexes qu’un journaliste doit développer face aux puissances économiques et les défis de transparence pour l’Afrique à l’heure des grands investissements.

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Numéro d'édition: 238

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