Remaniement

Il y a comme un parfum de remaniement dans l’air ! Le sujet embrase les médias, et surtout les réseaux sociaux.
Chacun y va de son candidat à la succession de Paul Kaba Thiéba. Des noms de « ministrables » circulent déjà dans certaines chaumières politiques.
Tout comme lors du précédent remaniement, ce remaniement a fuité, très tôt. Cela fait au moins deux mois que l’on en parle. Février pourrait être le mois fatidique si on en croit notre confrère Le Dossier. Croisons donc les doigts pour qu’il en soit ainsi.
Au risque de se répéter, un changement de gouvernement annoncé très tôt par la rumeur a un impact désastreux sur le travail au sein de l’administration publique, avec des incidences graves sur l’administration générale en termes de diligences concernant notamment certains contrats.
C’est un phénomène qui fonctionne comme un «ralentisseur», à cause de l’attentisme qu’il suscite, ou comme un «accélérateur», avec le même résultat négatif.
Dans le premier cas, c’est l’inertie, et dans le second, la précipitation et le travail bâclé pour consommer soit les budgets ou pour attribuer des contrats à des amis avant de partir. Et ça, l’exécutif le sait ! Kosyam a certainement son agenda que ne saurait lui dicter la rue. Mais à partir du moment où le dossier est devenu un secret de polichinelle, il convient d’épargner les Burkinabè de cette attente. Il s’agit surtout de reprendre les choses en main en cette année charnière du mandat présidentiel.
Kosyam semble avoir un problème de timing: lent dans la détente; et ce n’est pas bon pour un pays qui a besoin de bouger ; car cet attentisme, on le sait, entretient le bal des courtisans, favorise les peaux de banane et de la calomnie.
Quand il faut y aller donc, faut y aller !

Abdoulaye TAO

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Numéro d'édition: 237