The Hunger Project Burkina : 20 ans de partenariat célébré

• Un bilan plus que satisfaisant

• Boulkon, un exemple d’autonomie en Afrique de l’Ouest

• Faire adopter la stratégie de l’épicentre par les autres acteurs du développement

 

The Hunger Project (THP) Burkina a 20 ans. Présent au Burkina Faso depuis 1997, l’ONG internationale a décidé en cette année 2017 de fêter son partenariat avec les communautés rurales. Occasion pour son directeur national, Evariste Yaogho, de dresser le bilan de ses activités. L’exercice s’est déroulé le 29 mars dernier à Ouagadougou. M. Yaogho était pour l’occasion accompagné du vice-président exécutif de THP International, le Dr John Coonraod, et du vice-président pour l’Afrique de l’ONG internationale, le Pr Idrissa O. Dicko,

Les zones d’interventions de THP-Burkina encore appelées «épicentres» sont des regroupements de villages, dont le nombre peut varier de 10 à 25. Dans chaque zone, la communauté s’organise en associations avec un siège. Le siège de l’épicentre est invariablement le village ayant une position géographique centrale ou ayant une situation démographique et/ou économique plus importante que les autres villages du groupe. Il doit être accepté comme siège par tous les villages associés. Actuellement, THP-Burkina intervient dans 15 provinces réparties dans 9 des 13 régions du pays.

D’emblée, Evariste Yaogho a remercié les partenaires communautaires travaillant dans les 15 zones d’interventions de l’ONG. Dénommés épicentres, ces zones sont reparties dans 9 des 13 régions du Burkina. Le directeur national de THP Burkina a ensuite félicité l’épicentre de Boulkon, le seul pour le moment à avoir réalisé l’objectif de l’ONG, à savoir l’autonomisation de la communauté. Situé dans la région du Nord, province du Passoré dans les communes de Arbollé et de Kirsi, l’épicentre du Boulkon est l’une des recentes zones d’activités de THP Burkina et, malgré sa relative jeunesse, elle est parvenue à être autonome. Toute chose qui remplit de fierté les premiers responsables de The Hunger Project.«Nous avons comme perspective de faire adopter la stratégie de l’épicentre par les autres acteurs du développement afin de permettre le passage à l’échelle», déclare M. Yaogho.
Pour le vice-président pour l’Afrique de l’ONG internationale, Idrissa Dicko, l’exemple de Boulkon est singulier à plus d’un titre: «C’est le seul épicentre en Afrique de l’Ouest à avoir rempli les 52 critères pour son autonomie en un temps record». Ce cas, fait du Burkina un exemple de réussite des activités de The Hunger Project International.
L’exemple de Boulkon n’est pas la seule réussite de l’ONG. En 20 ans d’activités, THP Burkina a engrangé de nombreux acquis dans les domaines du renforcement des capacités des communautés, de la sécurité alimentaire, de la promotion de l’hygiène et assainissement, de micro-finance, de santé-nutrition, d’éducation et d’alphabétisation, de womanempowerment. L’édification et l’équipement des infrastructures socio-économiques est également un des résultats visibles sur le terrain . Pour ce dernier domaine cité, THP Burkina peut se réjouir d’avoir édifié près de 200 infrastructures socio-économiques d’un milliard de F CFA au profit des populations partenaires. Ces infrastructures comprennent 16 salles de rencontres, 22 salles d’alphabétisation, 16 complexes abritant la caisse de crédit et d’épargne, 28 magasins de céréales, 33 moulins/décortiqueuses, 15 maternelles, 16 château d’eau, 10 dortoirs, 20 boutiques villageoises et 18 ateliers de teinture et de savonnerie.
Au cours de la conférence de presse, les représentants des épicentres n’ont pas manqué de relever les difficultés qu’ils rencontrent dans la mise en œuvre de leur programme. Cependant, à l’exemple d’Assèta Nagbila, ils ont tous témoigné des avantages que THP-Burkina a apporté dans leur vie. Interrogée sur ce que l’ONG internationale a changé dans sa vie, elle a évoqué l’élimination de la faim chronique, de la malnutrition et de la pauvreté à son niveau. Elle a aussi tenu à encourager les femmes à poursuivre dans la même lancée, car le développement ne pourra se faire sans la contribution des femmes. Notons que THP-Burkina a une vision commune pour toutes ses zones d’interventions (communautés partenaires), celle de communautés unies, qui ont à manger en quantité et en qualité et qui ont accès aux services de base tels que la santé, l’éducation et aux produits financiers.

NK

 


Activités sur le terrain

Les activités de THP-Burkina sont mises en œuvre dans les épicentres en 4 phases :
Valorisation des ressources du potentiel humain dans les épicentres : il s’agit de la création d’un leadership engagé et volontariste, d’une vision consensuelle du développement communautaire durable, de la mobilisation des populations partenaires, etc.
Collaboration dans la construction du siège et d’un minimum d’infrastructures : cette seconde phase vise à permettre aux populations partenaires de se concerter, de s’alphabétiser, de se former et d’avoir accès à la nourriture pendant les périodes de soudures. THP-Burkina les appuie pour l’édification d’infrastructures essentielles. Mise en œuvre des projets de développement : au cours de cette phase, THP-Burkina accompagne les populations partenaires dans l’assurance de la sécurité alimentaire, l’amélioration du statut sanitaire et nutritionnel, l’augmentation des revenus des ménages, l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène, etc. Atteinte de l’autopromotion dans les épicentres : c’est la dernière phase du projet et, à ce stade, chaque épicentre témoigne d’un leadership engagé, d’un changement de mentalités, de l’amélioration du taux d’alphabétisation, de l’augmentation des revenus des ménages, etc.

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Numéro d'édition: 201