Rebranding Africa 2016 : Brainstorming sur l’industrialisation de l’Afrique

• Théoriciens et acteurs de l’économie ont pris la parole

• Zoom sur le Burkina lors d’une journée spéciale

 

Sous le thème volontariste «Relever le défi de l’industrialisation de l’Afrique », la 3e édition de Rebranding Africa Forum (RAF) 2016 s’est achevée le 15 octobre dernier à Bruxelles, ville hôte de l’événement. L’ouverture a eu lieu le 13 octobre. Le RAF est une plateforme permettant, annuellement, des rencontres et des échanges entre investisseurs, patrons d’entreprises et décideurs du monde politique sur les préoccupations économiques du continent africain. L’initiative est du journaliste Thierry Hot, fondateur du magazine Notre Afrik et également conseiller spécial du président du Faso, Roch Kaboré. La première édition du RAF, qui s’est tenue en 2014 à Bruxelles, a mis en exergue les transformations nécessaires à l’émergence de l’Afrique, alors qu’en 2015 il a été question du potentiel du continent en matière de développement. Le thème de l’édition 2016 apparait comme un enjeu crucial pour le développement de l’Afrique. C’est la conviction des organisateurs du forum. «Certes, l’Afrique affiche depuis quelques années des taux de croissance économique parmi les plus élevés du monde, mais ces gains de croissance sont fatalement absorbés par l’explosion démographique dont la gestion requiert des ressources infiniment plus importantes.
C’est pourquoi la croissance économique peine à être inclusive, à sortir ses effets émergents ou émancipateurs, à endiguer la pauvreté endémique qui fait le lit des nombreux maux qui minent le continent: famine, malnutrition, sous-éducation et analphabétisme, chômage, délinquance juvénile, corruption, exodes tous azimuts et désormais terrorisme », analyse-t-on. Partant de là, les organisateurs du RAF pensent « qu’il est donc primordial pour l’Afrique d’exploiter au mieux son énorme potentiel naturel et humain, de manière à se donner proportionnellement les moyens de nourrir sa population galopante, de l’éduquer, de la former, de la soigner, de créer suffisamment d’emplois, ou encore de produire assez d’énergie pour répondre à ses besoins et attentes multiformes ». Mais comment y parvenir ? « Il apparaît, plus que jamais, l’urgence d’accélérer ou d’amorcer, selon les lieux et de manière concertée, la deuxième industrialisation de l’Afrique ». Comment relever ce défi ? C’est ce défi que la 3e édition du RAF voulait aider à relever par la réflexion.

Karim GADIAGA


Le Burkina Day pour honorer un pays

Dans le programme du RAF 2016, la journée du 14 octobre a été consacrée au Burkina Faso. Pour ce faire, le président du Faso, Roch Kaboré, avait été spécialement invité. Mais à la dernière minute, celui-ci n’a pas pu effectuer le déplacement. Officiellement, faute à une panne de l’avion présidentiel. Finalement, c’est la ministre de l’Economie et des Finances, Rosine Sori/Coulibaly, qui s’est exprimée au nom de la délégation du Burkina composée de plusieurs ministres. Lors de cette intervention, elle a présenté le cadre macro-économique, le potentiel économique, social et culturel du pays. Ce fut également l’occasion de faire la présentation du PNDES aux partenaires. Une signature de convention entre la chambre de commerce du Burkina et une structure similaire était également au menu du Burkina Day.

Numéro d'édition: 177